Jun 242020
 

L’Association canadienne de linguistique affirme le soutien de tou(te)s les membres noir(e)s de notre communauté au sens large: étudiant(e)s, enseignant(e)s, personnel de soutien dans les milieux de travail dont nous sommes séparé(e)s en ces temps difficiles, membres de famille, ami(e)s et voisin(e)s.

En tant que linguistes, nous sommes conscient(e)s de la force des mots et de la parole. Lorsque nous entendons « les vies noir(e)s comptent », nous le comprenons dans un sens inclusif, avec une emphase sur «aussi» ajoutée à la fin, et non pas dans le sens de «seulement» qui perpétue le discours de l’exclusion. Nous appelons tou(te)s les canadien(ne)s à réfléchir aux paroles qui vont être prononcées dans les jours et semaines à venir, en faisant particulièrement attention à la façon dont les informations sont communiquées et interprétées.

Nous reconnaissons également l’injustice historique et continue perpétrée contre les populations autochtones du Canada. Beaucoup d’entre nous avons eu l’honneur de partager vos langues, et nous appuyons l’opposition à l’oppression systémique qui est encore présente dans notre société.

L’ACL soutient les manifestations ayant lieu au Canada et à l’étranger, et nous exprimons notre solidarité avec nos collègues aux États-Unis, le pays natal de plusieurs membres de notre association et où beaucoup d’entre nous avons habité et fait nos études. Nous reconnaissons aussi que les chercheur(se)s et étudiant(es) noir(e)s sont sous-représenté(e)s dans notre discipline. Des voix noires sont présentes seulement en tant qu’objet d’études dans nos cours, et il est nécessaire de faire plus pour aider les voix noires à s’engager dans la recherche. Il y a beaucoup à faire, et nous sommes ouverts aux suggestions des membres au sein de notre communauté et en dehors sur la façon dont ce travail important peut être effectué.

The Canadian Linguistic Association asserts its support for all Black members of our extended community: students, instructors, support staff in the workplaces we are separated from during these difficult times, family, friends and neighbours.

As linguists, we are aware of the power of words and of speech. When we hear the words “Black lives matter”, we know that it is meant inclusively, with an emphatic “too” at the end, no matter how many choose instead to hear the word “only” at the beginning, perpetuating a narrative of exclusion. We call on all Canadians to reflect carefully on the words they hear over the coming days and weeks, paying attention to the choices being made in terms of how messages are being delivered and interpreted.

We also acknowledge the injustices, historic and ongoing, perpetrated against the Indigenous peoples of Canada. Many among us have had the honour of sharing your languages, and we stand with you in opposition to the systemic oppression still present in our society.

The CLA supports the protests taking place across Canada and beyond, and we stand in solidarity with our colleagues in the USA, a country which is home for some of our members, and where many of us have lived and studied. We also acknowledge that Black scholars and students are underrepresented in our discipline. Black voices are often present only as an object of study in our courses, and we need to do more to empower those voices in our scholarship. There is much to do, and we welcome input from within our community and beyond on how we can best take on this important
work.